difficile de la fixer

la bulle se balade de carte postale en carte postale

car c'est le suppport qui nous a semblé le plus étrangement approprié.
un carte postale est pourtant l'opposé d'une page de bande dessiné avec ses cases, son gauffrier (tintin, 9 cases)


c'est une prise de vue, un rectangle unique, autonome.

la bulle de bd laisse soudain supposer un avant et un après

une histoire esquissée, suggérée, bouclant sur elle-même
et puis le glitch intervient.

que se passe-t-il si l'on est tenté de coller l'autre côté de la bulle ?

Le tracé tombant sur les couleurs d'un décorps, d'un costume, d'un corps.

Sur cette texture narrative qui "fait bd" — et doublement du fait de la bulle
quelquechose parle
d'une ailleurs
d'un hors-champ
d'un hors scène
la bulle se balade dans l'image —

qui parle, cet homme,

cette femme

un personnage soudainement apparaît, un profil, une silhouette, une démarche.
la pointe guide l'oeil vers une bouche

mais cela peut être entièrement suggéré —

une fenêtre peut parler
un simple pavé.
c'est à la fois une abstraction (image plutôt que texte)


et l'image de l'image évoquée

l'image due.


celle qui sort du cadre
ce dos de la bulle
parfois pure texture (la peau enlfammée)

se raccroche au décors
à sa manière